05 janvier 2007

The Fountain : le motif comme ordre du monde

Darren Aronovski base toujours sa mise en scène sur le motif et sa répétition.

Il passe de répétitions entre 4 personnages dans "Requiem For A Dream" a des répétitions entre trois époques dans "The Fountain".

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Ces répétitions deviennent comme des motifs (voir les gros plans sur la nuque de l'actrice). Les motifs sont aussi présents dans la mise en scène : La confrontation d'un univers quasiment monochrome et de lumières jaunes, les trames sur les murs de l'ascenceur, les persiennes, la neige fondue, la lumière de l'étoile mourrante, les gros plans de microscope, etc. 

Pendant la majorité du film, ces motifs, ces répétitions sont vécus comme une prison par le personnage principal puisqu'ils font échos à la mort de sa femme, à la mort de l'Arbre ou au déclin de l'Espagne (voir toute la scène où la Reine reste derrière les arabesques de son trône, comme derrière les barreaux d'une prison). 

La fin du film aboutit à l'acceptation de ses motifs, de cet ordre du monde par le personnage joué par Hugh Jackman. La mort ne devient qu'une étape, qu'un passage.

La mort est une illumination comme le déclare le prêtre Maya. 

Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme.

Jérôme 

26 novembre 2005

A History of Violence

Le film de Cronenberg est d’une simplicité froide. Froide mais belle.
Il débute et se clôt dans le silence, de façon anonyme.
Le générique de début est presque invisible et celui de fin est comme détaché du film par un long plan noir. Pas grand-chose à quoi se raccrocher. Ces choix sont déconcertants, même pour les habitués de Cronenberg.

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